Objectif Top Chef : Cassandre Sung

Oct 27, 2021Rencontre

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Rencontre : Nous avons pu discuter avec Cassandre Sung qui a participé à Objectif Top Chef sur M6.

Vous souhaitez participer à Objectif Top Chef ? Découvrez les conseils de Cassandre pour préparer votre passage dans Objectif Top Chef (sur m6 le 27/10/2021). Elle nous partage ses impressions et son ressenti sur l’émission mais aussi sur son parcours et son métier de photographe culinaire.

Est ce que tu peux te présenter ainsi que ton parcours ?
Je m’appelle Cassandre Sung, j’ai 30 ans, je suis bretonne d’origine. Je suis née, j’ai grandi en Bretagne mais j’habite à Paris depuis maintenant 10 ans, ça passe trop vite !
Je suis née dans la pâtisserie et le salon de thé de mes parents. Mon papa était pâtissier, il est maintenant retraité.
J’ai toujours été passionnée par la cuisine. Je crois que j’ai cuisiné mon premier plat à 4 ans. Oui, on commence tôt dans la famille !
J’ai eu un parcours assez classique, j’ai fait une école de commerce à Montpellier.

cassandre sung objectif top chef

Crédit photos : Etienne Pierron

A cette époque, pourquoi ne pas t’être orientée vers la cuisine ?
J’ai toujours aimé ça mais c’était pour moi une passion. En même temps, j’ai toujours aimé le commerce, quand j’étais petite je passais derrière la caisse au salon de thé.
J’ai toujours donné un coup de main à mes parents. Je n’avais pas d’argent de poche alors pour gagner un peu d’argent, le dimanche avec mon frère et ma sœur, on venait donner un petit coup de main à la pâtisserie. Ça nous permettait de gagner notre pièce de 2 francs à l’époque pour aller acheter des bonbons industriels qu’on adorait !

Voilà, j’ai toujours aimé le commerce et la vente. J’ai aussi travaillé sur des aspects plus marketing et sur des fonctions commerciales en grande consommation. Je suis également passée sur le terrain pour Coca-Cola, puis en marketing pour Elle & Vire et ensuite j’ai été category manager pour Unilever.

Aujourd’hui quelle est ton activité ?
Je suis styliste culinaire. J’ai fait ce changement de vie il y a un an et demi. J’étais encore chez Unilever, je me plaisais dans mon travail et m’épanouissais jusqu’à ce qu’il y ait un plan social. C’était pour moi une opportunité, à l’époque j’avais 28 ans, c’était la parfaite occasion pour essayer de vivre de ma passion.

Je ne prenais pas de grands risques. J’ai un bon CV dans la grande consommation, je sais que demain je peux retrouver un travail, je n’ai pas d’enfant, pas d’emprunt… Il n’y avait rien qui m’empêchait de me lancer et d’essayer de vivre de ma passion.

Aujourd’hui je ne regrette pas. Je démarre tout juste mon projet mais vraiment je vie ma meilleure vie !
J’ai toujours été passionnée par la cuisine et aujourd’hui j’ai la chance d’en faire mon métier. Je me lève, je pense cuisine, je me couche, je pense cuisine et ça toute la journée. J’ai toujours mon petit carnet d’idées de créations qui me suit, au cas où.

Quel est le quotidien d’une styliste culinaire ?
Mon quotidien se découpe en deux parties.
Je travaille avec des artisans des métiers de bouche comme la pâtisserie Clem & Gwen de Gwendal Pecher à Clichy. C’est un ancien collaborateur de Philippe Conticini et de Carl Marletti. Il a également fait “Le meilleur pâtissier – Les professionnels” sur M6 et je m’occupe de réaliser toutes leurs photos. Je mets en avant leurs produits avec une mise en scène ou sans mise en scène.

Par exemple, sans mise en scène, il s’agit de présenter leurs créations pour les intégrer à leur site internet.
A l’inverse, selon les envies, je peux mettre en scène les produits de manière plus ou moins élaborée.
Pour Noël, je vais réaliser un shooting spécial. Je suis en train de créer le décor. Je prends mes petits bouts de carton et je vais, justement, les peindre tout à l’heure.
J’ai toujours été manuelle, j’aime bien bricoler des petites choses.

L’idée, c’est vraiment de créer une atmosphère pour donner envie au public mais au delà de ça, lui rappeler un souvenir, une émotion.

Il faut voir le produit au-delà de la gourmandise et du plaisir qu’il procure. Mon objectif c’est de suggérer au client qu’il va passer un bon moment grâce au produit qu’il a acheté, tout en essayant de retranscrire les valeurs et l’image de la marque.

Il y a aussi une partie que j’aimerais développer bien que je n’ai pas eu le temps à ce jour, c’est la partie création pure où je conçois des recettes que je peux ensuite photographier.

 

 
 
 
 
 
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C’est donc ta passion pour la création culinaire qui t’a amené à participer à Objectif Top Chef ?
Exactement, c’est ça ! Je voyais vraiment ça comme une chance en tant qu’amatrice. Il y a 108 candidats qui font Objectif Top Chef et parmi ces candidats, il y a 75% d’apprentis. Ce sont des personnes qui sont déjà du métier. Depuis leurs 15 ans, ils font de la cuisine donc en tant qu’amateur on a quand même moins de technique et de connaissances mais c’est ça que j’aime, le challenge.

Dès la première épreuve, j’ai tellement appris, sur moi, sur ma cuisine… Je ne me doutais vraiment pas qu’en une seule épreuve je pouvais autant évoluer.

Comment on fait pour participer à Objectif Top Chef ?
Pour commencer, il y a l’étape du casting. On propose son profil à l’émission. S’il est considéré comme intéressant, on accède à une première étape de casting avec une personne de Studio 89. C’est une discussion, un échange.
Ensuite, il y a une seconde étape qui est la cuisine. On doit présenter le plat qu’on aimerait faire à Philippe Etchebest pendant la première épreuve, celle du plat libre.

Peux-tu nous dire quelques mots sur ton premier plat ?
Sans spoiler, j’ai vraiment voulu faire au chef quelque chose qui me ressemble. J’ai voulu raconter qui j’étais, un mélange de mes origines : Singapour et la Bretagne. Voilà, je n’en dirai pas plus.

C’est dur de cuisiner sous la pression de la compétition et devant les caméras d’Objectif Top Chef ?
Oui, carrément. On a beau se préparer chez soi, se chronométrer, on a qu’une heure pour cuisiner, c’est très dur…

Le tournage se passe à Bordeaux, le plateau qui est aussi l’espace de cuisine est en extérieur. La première difficulté est d’apprivoiser des éléments qu’on ne connaît pas, un four, du matériel que l’on ne connaît pas. Et ça, c’est déjà un challenge en soi.

Le plus déstabilisant pour moi est d’être devant la caméra. Pendant toute les preuves, il y a une caméra et une journaliste qui te suivent et qui posent des questions en permanence. Tu penses à ton plat, aux ingrédients (parce que tu n’as pas la recette sous le nez), tu réfléchis que tu n’as rien oublié, tu penses aux étapes suivantes, à ton organisation, à ton planning, à ce que tu dois lancer, à quel moment et en parallèle tu dois répondre aux questions de la journaliste durant toute l’épreuve.

Pour moi, le plus difficile dans cet exercice, est de reprendre et reformuler les questions de la journaliste dans ma réponse car toutes les questions du journaliste seront coupées au montage. C’est un exercice supplémentaire pendant que l’heure défile à une vitesse incroyable.

Ah j’oubliais, le cameraman aussi intervient s’il a raté un plan et il te demande de refaire le geste… il faut vraiment rester concentré !

Mais cette expérience d’Objectif Top Chef est vraiment une très très belle aventure, c’est une bonne dose d’adrénaline.

Que retiens-tu de cette expérience ?
Pour moi, c’est vraiment le dépassement de soi. Je suis dans une aventure entrepreneuriale depuis un an et demi, avec Objectif Top Chef, je mets les pieds dans le vide, je ne sais pas où je vais mais j’y vais pour vivre cette aventure à fond !

De nature, j’aime bien que tout soit carré, bien fait, sinon ça peut me stresser au quotidien. Pour ce challenge là, je n’avais pas du tout envie que ça m’apporte un stress supplémentaire. Je voulais que ce soit que du plaisir. Etre dans cet état d’esprit, ça m’a permis d’apprendre et de me dire que je suis capable de lâcher prise tout en étant investie à fond.

Même s’il y a de l’enjeu, mon objectif était d’arriver à prendre du recul. C’est une aventure que je vivrais une fois dans ma vie donc autant la vivre à fond, sinon ça ne sert à rien.

Avoir cet état d’esprit sur Objectif Top Chef permet aussi de mieux gérer les imprévus parce qu’il y a toujours des imprévus…
Il y a des choses que j’ai faites qui fonctionnaient très bien à la maison mais pendant l’épreuve, ce n’était pas exactement comme je voulais.

Le chef Etchebest, il est sympa en vrai ?
Le chef est sympa en vrai, oui ! Je n’ai pas eu beaucoup de surprise en le rencontrant, je trouve qu’il est vraiment comme on le voit à la télé.
Niveau palais, ce n’est pas un meilleur ouvrier de France pour rien. Il a un palais très juste et quand on est amateur, avoir des critiques et des conseils d’un chef comme lui, on prend et c’est très précieux.

Tu es contente du plat que tu as présenté ?
Oui. Globalement, j’ai toujours réussi à sortir à peu près ce que je voulais. Mais en tout cas, je ne rougis pas de ma performance. Je suis vraiment contente de moi et de ce que j’ai fait.

Un conseil pour faire Objectif Top Chef ?
Je dirais qu’il ne faut pas trop se prendre la tête, il faut vraiment y aller. Même en tant qu’amateur, il ne faut pas avoir de gêne ou de honte. Au contraire, quand on est amateur, on n’a rien à perdre. Je pense que c’est même plus facile de rentrer dans ce concours, je ne suis personne donc personne ne me connaît et ne m’attend.

C’est que du bonheur !

tablier cassandre sung

Dernière question, est ce que le tablier Marcel et Jean, te plaît ?
Oui, incroyablement. Je suis, de base, amoureuse de tabliers. Je l’avais déjà repéré et je le trouvais déjà très beau. J’ai pensé à Marcel et Jean dès que j’ai su que j’allais faire Objectif Top Chef.
La production m’a dit que les amateurs venaient en tablier et que les apprentis devaient être en tenue de cuisine. “Soit vous apportez votre tablier, soit on vous donne un tablier blanc”.

Du coup, je me suis dit que je serais trop contente de porter un tablier Marcel et Jean, je le trouve très qualitatif. Le tissu ne bouge pas, je l’ai déjà lavé plein de fois, le bleu reste bleu et les sangles restent crèmes.
Il n’y a aucun transfert de couleurs entre les deux. En plus, il est fait en France par une petite entreprise. J’adore !

 

C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons échangé avec Cassandre et que nous l’avons suivi et supporté devant notre petit écran. Nous sommes très fiers qu’elle porte un tablier Marcel et Jean alors n’hésitez pas à la suivre sur @sens_assiette.

Merci Cassandre !

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